Curaçao, le souriceau qui poaime


Flux et reflux

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Avec Lucile Gomez


Posté le 02/11/11 dans Conversation

Le dessin est de Lucile Gomez, le haïku de moi. Un autre genre de conversation.


Un commentaire

Avec Théo


Posté le 22/08/11 dans Conversation

Le haïku est une structure syllabique fixe qui capture l'éphémère des saisons qui passent.
Une écriture de contrainte : 5 7 5 et une allusion à la nature.
Dans sa forme libre, seul l'instant compte.

Et ici, l'échange.

 

La nuit pèse

Le chant est palpable

On croit l'animal mort.

 

 

le vent soulève la nuit

le cheval hennit

et l'inquiétude nous taraude

 

 

L'aube arrive

Le cavalier est bourré au fond de la taverne.

Le destrier chie dans la paille.

 

 

La poésie martiale

s'échappe avec les tripes éparpillées

du soldat agonisant

 

 

La voleuse sanglante

court à travers champs

Le soleil la darde.

 

 

Tranchant éclat de caramel

la saveur du sang

mêlée au sucre.

 

 

La poésie s'attarde

mange un pain d'épices

rêve un instant de paix

 

 

Le temps résonne

la mélodie se disperse

sous les voutes de pierre

 

 

Des arythmies se crochent

L'écho se fait écorche

Disharmonie s'enivre.

 

 

Errance incertaine

le poète soulé d'étoiles

dans le caniveau

 

 

Absence temporaire

On se remet de sa cuite

Et on range ses affaires

 

 

Avant que ne se lève

Le vent d'automne

Apprécier l'air frais

 

 

Après le sommeil

Dans la forêt dense

Asticoter le garde-chasse.

 

 

Le chien de chasse

déçu

par ses chiots patauds.

 

 

Des questions sociales,

Peu de fierté et beaucoup d'orgueil...

Un infinité de manques

 

 

Plume rétive

la page blanche refuse

le peuplement de mes rêves

 

 

Et sinon,

qu'est-ce que tu

fais ce soir ?

 

 

La tête plongée

dans le 

Droit Constitutionnel

 

 

Le dos brisé

par les

gammes byzantines.

 

 

La brocante

bric-à-brac

de vies éparpillées.

 

 

Une nuit blanche,

du son palpable,

des violences.

 

 

La nuit trop noire

le sommeil

assourdissant.

 

 

Il n'y que le travail,

qui sauve l'Homme,

de l'Homme en lui.

 

 

Il n'y a que le Chant

qui sauve l'âme

de l'oubli

 

 

La société postmoderne,

a détruit ce qui reste,

de l'âme fragile des Hommes.

 

 

Nuit hâtive

les odeurs glauques

de la ruelle éteinte

 

 

Cauchemar,

Tous les jours,

Au réveil.

 

 

Se lever

des deux pieds gauches

Sombre perspective

 

 

Mes dents se cassent,

sur les mesures,

sur la musique, encore.

 

 

De l'histoire, des dates 

à ne plus savoir qu'en faire

- une envie de makrout -

 

 

Des amis,

La bombance

De hobbit l'existence.

 

 

Internet magique

le lien jamais

brisé

 

 

La mémoire,

en toute époque,

entretient l'amitié des Hommes.

 

 

Se rouler sous la couette

profiter

d'une grasse matinée

 

Attendre encore

et encore.

Être déçue. Encore.

 

 

Zwin ka feu nel

Adara zanzibon,

Panpan akatpatt

 

 

Le rythme

L'oubli

vides de sens

 

 

L'absurde,

Le rire,

Salvateurs.

 

 

Des grains de beauté

en creux

sur la peau entamée

 

 

Bill Plympton,

L'impitoyable lune de miel,

1997.

 

 

Un regard, trois fois rien,

juste

des nœuds au ventre.

 

 

Rêver du métro hurlant,

y tomber

amoureux.

 

 

Un rêve, deux escaliers.

La courbe des rampes

l'élan.

 

 

Passer du temps

devant ses mails,

le perdre.

 

 

Perdre du temps 

à bon escient

inventer.

 

 


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